La brassière de running est un accessoire incontournable en course à pied. En effet, il est primordial de protéger ta poitrine lors de ta pratique de ce sport à impact, ne serait-ce que pour ton propre confort. Un niveau de maintien élevé s’impose via le port d’une brassière ou d’un soutien-gorge de sport conçu pour les activités à forts impacts. Toutes les poitrines n'ont toutefois pas les mêmes besoins. Pour une petite ou une moyenne poitrine, une brassière par compression peut être suffisante, tandis que pour une poitrine plus volumineuse, l'encapsulation, avec des bonnets qui entourent chaque sein, apporte un maintien renforcé. Dans tous les cas, l'objectif n'est pas de compresser la poitrine le plus possible, mais de limiter efficacement les mouvements de cette dernière sans compromettre ton confort pendant l’effort. Dans cet article, on t’explique pourquoi le maintien est primordial en course à pied, comment choisir ta brassière de running en fonction de ta morphologie, comment vérifier qu’elle est correctement ajustée et quels sont les bons gestes à adopter pour en prendre soin.
💡 Cet article est informatif et ne remplace pas l'avis d'un(e) professionnel(le) de santé. En cas de douleur persistante, consulte un(e) médecin, une sage-femme ou un(e) gynécologue.
L’essentiel à retenir :
Pendant la pratique de la course à pied, la poitrine bouge dans plusieurs directions à chaque foulée. Sans maintien adapté, ces mouvements tirent sur les ligaments de Cooper et peuvent favoriser l'inconfort et l’apparition de douleurs.
La course à pied est une activité à impact élevé : privilégie un fort niveau de maintien plutôt que le port d’une lingerie classique.
Pour une petite ou une moyenne poitrine, la compression ou l'encapsulation peuvent convenir. Dans le cas d’une forte poitrine, l'encapsulation est plus adaptée, notamment lorsqu’elle est associée à des bonnets et des bretelles réglables.
Une brassière bien ajustée ne doit pas comprimer la cage thoracique. Tu dois pouvoir glisser un doigt sous la bande élastique (située sous la poitrine) et les bretelles ne doivent pas cisailler tes épaules, ni glisser.
Lave ta brassière après chaque sortie running et remplace-la lorsque son maintien diminue : quand la bande élastique est détendue, que le tissu perd son élasticité ou que ta brassière remonte lorsque tu lèves les bras.

Pourquoi le maintien de la poitrine est-il essentiel en course à pied ?
La poitrine se constitue notamment de tissu glandulaire et adipeux, soutenu par la peau et les ligaments de Cooper. Lors de la pratique d’un sport à impact tel que la course à pied, ces structures bougent et ont besoin de renfort pour les maintenir et préserver les femmes d’une éventuelle gêne, d’un inconfort ou même de douleurs.
Comment la poitrine bouge-t-elle quand on court ?
Contrairement à ce que de nombreuses personnes croient, le mouvement de la poitrine pendant la course à pied ne s’effectue pas uniquement de haut en bas. Les travaux du Research Group in Breast Health de l’Université de Portsmouth, dirigés par la professeure Joanna Wakefield-Scurr, ont largement contribué à documenter la biomécanique de la poitrine pendant l'exercice. Le groupe étudie notamment les mouvements de la poitrine dans les trois dimensions (verticalement, d'avant en arrière et latéralement) et les effets de différents niveaux de maintien pendant la course. Chez vingt et une femmes portant un bonnet D, une étude menée par ce groupe a mesuré le déplacement tridimensionnel de la poitrine pendant la marche et la course sur tapis. Sans soutien, le déplacement atteignait en moyenne 15,2 centimètres pendant la course, contre 4,2 centimètres pendant la marche. Le mouvement vertical représentait à lui seul environ la moitié du déplacement total. Cette étude nous montre que plus la poitrine bouge, plus les tissus mammaires sont sollicités. La brassière de running a justement pour vocation de réduire l'amplitude de ces mouvements. 🙏
Les ligaments de Cooper : qu’est-ce que c’est et pourquoi faut-il les protéger ?
Les ligaments de Cooper sont des structures de tissu conjonctif fibreux (tissu de soutien résistant et ferme qui relie, protège et stabilise les différentes structures du corps) qui relient la glande mammaire à la peau et aux fascias profonds. Ils contribuent au maintien et à la forme du sein et agissent donc comme un soutien-gorge naturel. La répétition de mouvements brusques et répétés conduit cependant ces ligaments à s’étirer de manière irréversible et peut provoquer un affaissement précoce de la poitrine (la ptôse mammaire). Bien sûr, la pratique de la course à pied sans port de brassière de running n’est pas l’unique coupable d’un éventuel affaissement de la poitrine : le vieillissement, les variations de volume de la poitrine, la génétique, la grossesse, et cætera, concourent également à l'évolution de la forme des seins. Et sans parler d’aspect esthétique, le fait de limiter les mouvements excessifs de la poitrine pendant une activité à fort impact grâce à des sous-vêtements adaptés permet de réduire les contraintes mécaniques et l'inconfort.
Que « risque-t-on » à courir sans bon maintien ?
Courir sans maintien adapté n'est pas un drame en soi, surtout si cela n’entraîne aucune gêne ou douleur. Mais force est de constater que de nombreuses femmes ne se sentent pas à l’aise de pratiquer le « no bra » lorsqu’elles courent. La douleur mammaire liée à l'exercice, parfois appelée mastalgie, est en effet assez courante. La faute aux mouvements répétés de la poitrine qui peuvent provoquer une sensation de tiraillement, de lourdeur, d'inconfort et même des frottements.
Une étude publiée en 2022 par Hailey B. Fong et Douglas W. Powell a évalué l’effet du niveau de maintien de la poitrine sur le coût énergétique de la course. Quinze coureuses récréatives, âgées de 18 à 30 ans et portant du bonnet B au D, ont réalisé deux séances de 10 minutes sur tapis de course à leur vitesse habituelle : l’une avec une brassière à faible maintien, l’autre avec une brassière à maintien élevé. Avec le maintien élevé, leur consommation d’oxygène a diminué de 6,9 % en moyenne et leur économie de course s’est améliorée de 6,6 %, sans modification significative de la cadence, de la longueur de foulée ou du temps de contact au sol. Les bénéfices étaient par ailleurs plus importants chez les participantes ayant une poitrine plus volumineuse. Les auteurs concluent donc qu’un maintien plus important pourrait améliorer non seulement le confort, mais aussi l’efficacité de la course.
⚠️ Ces résultats doivent toutefois être interprétés avec prudence, car l’étude ne porte que sur quinze participantes et sur une course à pied de courte durée sur tapis de course.
Quel niveau de maintien choisir pour courir ?
Le bon niveau de maintien dépend à la fois de ton activité sportive et de ta morphologie.
Maintien léger, moyen ou élevé : lequel choisir pour la course à pied ?
Si tu es une adepte de la course à pied, nous te recommandons d’opter pour un modèle de brassière de running équipé d’un maintien élevé. Comme expliqué précédemment, la course à pied engendre des impacts répétés et requiert davantage de maintien qu'une activité plus douce comme le yoga, la marche tranquille ou certains exercices de renforcement musculaire. Le niveau de maintien doit également être adapté à ton ressenti : un fort maintien qui te procure une sensation de compression et qui entrave ta respiration n'est pas plus efficace qu'une brassière dotée d'un maintien un peu moins fort, mais dans lequel tu te sens bien.

Compression, encapsulation ou mixte : quelle différence ?
Il existe trois grands types de maintien.
La compression consiste à rapprocher la poitrine du thorax grâce à un tissu relativement ferme. La brassière agit alors comme une sorte de plaque qui limite globalement le mouvement des seins. Cette solution fonctionne assez bien pour les petites et moyennes poitrines, notamment lorsqu'elle est bien ajustée.
L'encapsulation repose sur une autre logique : chaque sein est maintenu dans un bonnet distinct. Les bonnets enveloppent la poitrine et limitent davantage les mouvements individuels. Ce système est particulièrement intéressant pour les poitrines plus volumineuses, car il répartit mieux le maintien et évite de simplement écraser la poitrine contre le thorax.
Enfin, certaines brassières combinent les deux techniques. Elles utilisent à la fois des bonnets moulés ou structurés pour encapsuler les seins et une matière suffisamment ferme pour apporter une compression supplémentaire.
Pour quel maintien opter selon la taille de sa poitrine ?
Deux femmes portant la même taille de soutien-gorge peuvent avoir des formes de poitrine très différentes et afficher des besoins bien distincts. Ton choix doit donc prendre en compte :
ton tour de poitrine (mesure en passant horizontalement au niveau de la pointe des seins) ;
ton tour sous poitrine (aussi appelé tour de buste/tour de dos, il s’agit de la mesure de la circonférence du corps prise juste en dessous de la poitrine) ;
ton bonnet (c’est la différence entre le tour de poitrine et le tour sous la poitrine ; il est représenté par une lettre A, B, C, D, et cætera, qui indique sa profondeur, autrement dit, le volume de ta poitrine) ;
la forme de ta poitrine ;
et la sensibilité de ta poitrine.
Par ailleurs, un bon maintien ne dépend pas uniquement d’un système de compression, d’encapsulation ou mixte. Le maintien dépend de plusieurs autres éléments : un bonnet adapté, une bande sous poitrine à ta taille, et des bretelles et une structure générale qui matchent avec ta morphologie.
Tu peux te référer au tableau suivant pour te faire une première idée du type de maintien qui pourrait éventuellement te convenir (à confirmer via une séance d’essayages) :
Pour quel maintien opter selon la taille de sa poitrine ?
| Morphologie | Type de maintien à privilégier |
|---|---|
Petite poitrine | Compression ou encapsulation |
Poitrine moyenne | Compression, encapsulation ou modèle mixte |
Forte poitrine | Encapsulation, bonnets structurés, bretelles réglables et bande stable |
Comment savoir si sa brassière de running est bien ajustée ?
Tu as beau opter pour la meilleure brassière de running disponible sur le marché, cette dernière ne sera pas efficace si elle n'est pas à ta taille. Comme nous te le disions précédemment, le maintien doit être ferme, mais jamais douloureux. Aussi, lorsque tu essaies une brassière, ne te contente pas de rester immobile devant le miroir : bouge tes bras, saute, penche-toi et simule des mouvements de course à pied.
Comment vérifier que la bande située sous la poitrine correspond à sa morphologie ?
La bande située sous la poitrine est l'un des principaux éléments de maintien. Pour t’assurer de son maintien, il existe un test simple à réaliser : glisse simplement un doigt sous la bande. Ce geste doit pouvoir être réalisé sans forcer, tout en sentant que la bande reste bien en place. Par ailleurs, il est important de comprendre qu’une bande qui laisse de profondes marques, qui provoque une gêne respiratoire ou qui procure une sensation de compression permanente est probablement trop serrée et, par conséquent, ne te convient pas. Et si elle remonte facilement le long de ton dos ou si ta poitrine se fait la malle en dessous la bande lorsque tu bouges, cela signifie que son maintien est insuffisant ou que la taille de la brassière de running que tu as choisie n'est tout simplement pas adaptée à ta morphologie.
Les bretelles doivent-elles être ajustables ?
Les bretelles réglables sont particulièrement intéressantes, notamment pour les poitrines plus volumineuses. Elles permettent, en effet, d'adapter la hauteur et la tension du maintien à ta morphologie. Les bretelles ne doivent toutefois pas être les seules garantes du maintien de ta poitrine : une brassière correctement ajustée ne doit pas nécessiter de serrer les bretelles au maximum pour maintenir la poitrine. D’ailleurs, des bretelles trop serrées peuvent laisser des marques sur les épaules ou créer une sensation de cisaillement. Et ça, c’est absolument rédhibitoire ! À l'inverse, si elles glissent constamment, cela signifie qu’elles ne jouent plus correctement leur rôle. En bref, des bretelles dont le réglage est adapté au maintien de ta poitrine doivent se faire oublier… tout en étant inoubliables !
Quels signes montrent qu’une brassière de running est mal ajustée ?
Plusieurs indices doivent t'alerter quant au mauvais ajustement de ta brassière de running :
ta poitrine bouge beaucoup à chaque foulée ;
la bande située sous ta poitrine remonte dans le dos, ou ta poitrine passe en dessous celle-ci ;
la bande laisse des marques très importantes ;
ta brassière remonte lorsque tu lèves les bras ;
tes seins débordent au-dessus des bonnets ou sur les côtés ;
les bretelles de ta brassière cisaillent tes épaules ;
les bretelles tombent régulièrement ;
tu as du mal à respirer confortablement ;
tu ressens une compression, une douleur ou une gêne quelques minutes après avoir enfilé ta brassière ;
tu dois constamment remettre ta brassière en place.
💡 Le test le plus efficace reste celui de la mise en pratique : une brassière peut sembler parfaite dans une cabine d‘essayage et devenir inconfortable après 45 minutes de footing… D’où l’importance de bouger le plus possible lorsque tu l’enfiles, mais aussi de choisir une brassière de running de qualité pour éviter les mauvaises surprises (frottements, produit détendu après quelques lavages, et cætera).
Comment courir sans douleur (notamment quand on a une forte poitrine) ?
Une forte poitrine ne doit pas constituer un obstacle à la pratique de la course à pied ; le choix du maintien requiert simplement davantage d'attention. On t’explique de quelle manière procéder.
Pourquoi la compression seule ne suffit-elle pas ?
Avec une poitrine volumineuse, une brassière qui se contente de comprimer les seins contre le thorax n’offre pas suffisamment de maintien. L'encapsulation permet au contraire de soutenir chaque sein individuellement grâce à des bonnets distincts et de répartir les contraintes sur plusieurs zones de la brassière.
Si tu as une forte poitrine, nous te recommandons plutôt d’opter pour :
des bonnets bien structurés ;
des bonnets moulés ou une construction encapsulante ;
une bande sous poitrine stable et confortable ;
des bretelles réglables ;
une matière suffisamment ferme ;
un niveau de maintien élevé et adapté à la pratique de la course à pied ;
tu peux également privilégier un dos suffisamment large si cela améliore ton confort.
Comment limiter les frottements et les irritations ?
Porter une brassière à ta taille, c’est bien, mais quand elle est constituée d’une matière confortable qui permet d’éviter les frottements, c’est mieux ! Lorsqu’on court, des irritations peuvent effectivement apparaître sous la poitrine, entre les seins, au niveau des aisselles, ou encore autour des bretelles. On te recommande donc de privilégier des tissus respirants qui évacuent correctement l'humidité et des coutures qui ne frottent pas directement sur les zones sensibles. Et si tu peux trouver une brassière de running zéro couture, c’est encore mieux !

Que faire si la douleur persiste malgré un bon maintien ?
Une douleur mammaire pendant ou après un entraînement de course à pied n’est pas à banaliser. Commence par vérifier la taille, le niveau de maintien et la façon dont ta brassière se comporte pendant l'effort. Si la douleur persiste malgré un équipement adapté, ne te force pas à courir et consulte un(e) médecin, un(e) sage-femme ou un(e) gynécologue
Comment entretenir sa brassière de running et quand faut-il la remplacer ?
Une brassière de running est soumise à de nombreuses contraintes : transpiration, étirements, lavages répétés et mouvements importants. Si tu souhaites la rentabiliser (car oui, une brassière de qualité est onéreuse), un bon entretien permet de préserver plus longtemps son élasticité et son niveau de maintien.
Comment laver sa brassière de running sans abîmer son maintien ?
Voici les règles d’or permettant de préserver les fibres élastiques, et donc le maintien, de ta brassière de running :
lave ta brassière après chaque entraînement ;
privilégie un lavage à 30 °C ;
évite l'adoucissant (il peut altérer certaines fibres techniques) ;
évite le sèche-linge ;
laisse-la sécher à l’air libre ;
respecte toujours les indications présentes sur l'étiquette ;
évite également de la tordre brutalement pour l'essorer ; les fibres élastiques sont, en effet, précisément celles qui permettent à la bande et aux bretelles de conserver leur tension.
Au bout de combien de temps une brassière de running perd-elle son maintien ?
Tu t’en doutes certainement : une coureuse qui utilise la même brassière plusieurs fois par semaine et qui la lave après chaque séance l'usera beaucoup plus rapidement qu'une personne qui alterne plusieurs brassières. Le nombre de lavages, l'intensité de la transpiration et la qualité des fibres jouent également sur la durée de vie d’une brassière.
Quels signes indiquent qu'il faut changer sa brassière de running ?
Plusieurs signes montrent que le maintien de ta brassière commence à faiblir et qu’il est peut-être temps de la remplacer :
la bande sous poitrine est devenue beaucoup plus souple ;
elle remonte lorsque tu cours ;
la brassière remonte lorsque tu lèves les bras ;
les bretelles ne restent plus correctement réglées ;
le tissu est détendu ;
tu ressens davantage de mouvements qu'auparavant ;
ta brassière ne maintient plus correctement ta poitrine malgré un bon réglage.
Bien choisir ta brassière de running, ce n'est pas opter pour le modèle qui compresse le plus tes seins, mais pour celui qui allie maintien et confort, et qui fit avec ta morphologie. Enfin, ne considère pas la douleur comme une conséquence normale de la course. Si tes seins restent douloureux malgré une brassière adaptée et correctement ajustée, demande conseil à un(e) professionnel(le) de santé.
💡 Pour compléter ton équipement, tu peux aussi consulter notre guide sur l'équipement de base pour aller courir ainsi que les indispensables du/de la coureur(se).

Manon
Publié le , mis à jour le
partager








