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Est-on né(e) pour courir ?

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Lou

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Sommaire

“Born to run” : simple best-seller ou mythe fondateur ?

🏃‍♂️ Le phénomène “Born to run” en quelques mots

👶 Est-on réellement né(e) pour courir ?

Quelles leçons utiles pour les coureurs ?

🦶 Une philosophie du running minimaliste

🥝 Un exemple de sobriété et de nutrition

🌍 L’inspiration d’un retour à la nature

Est-ce que courir pieds nus est plus sain ?

📊 Ce que dit la science

⛰️ La réalité du terrain

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As-tu déjà ressenti cette sensation de liberté absolue en enfilant tes chaussures et en partant courir ? Pour beaucoup, le running n’est pas seulement un sport mais une expérience qui relie au corps, à la nature et à une histoire millénaire. Alors, derrière l’expression “born to run”, slogan marketing ou réalité anthropologique : est-on réellement né(e) pour courir ?

“Born to run” : simple best-seller ou mythe fondateur ?

L’expression “born to run” ne vient pas seulement de la chanson mythique de Bruce Springsteen. Elle est devenue une référence incontournable dans l’univers du running grâce au best-seller de Christopher McDougall, qui a marqué un tournant dans la manière dont les coureur(se)s perçoivent l’endurance et la santé.

🏃‍♂️ Le phénomène “Born to run” en quelques mots

Publié en 2009 aux USA, Born to Run de Christopher McDougall s’est rapidement imposé comme un livre culte. Traduit dans de nombreuses langues, vendu à plus de 3 millions d’exemplaires dans le monde, il a inspiré une génération entière de passionné(e)s de course à pied. L’ouvrage a même valu à son auteur d’être invité à donner des conférences et de devenir une figure médiatique du mouvement running minimaliste.

Le récit se concentre sur la tribu Tarahumara, peuple du Copper Canyon au Mexique, réputé(e)s pour courir des ultra-distances incroyables,plus de 100 miles (161 km), comme à la célèbre Leadville 100 en sandales appelées huaraches, sans blessure apparente. Entre aventure journalistique, anthropologie et réflexion sur la performance, Christopher McDougall mêle récit personnel, recherches scientifiques (notamment des travaux de Harvard sur la biomécanique du pied et la course pieds nus), et un souffle narratif qui a transformé un essai en véritable source d’inspiration.

né pour courir

👶 Est-on réellement né(e) pour courir ?

Le livre s’appuie sur une hypothèse scientifique : la théorie de l’“endurance running, développée notamment par les anthropologues de Harvard Daniel Lieberman et Dennis Bramble. Selon leurs travaux, l’humain aurait évolué non seulement pour marcher, mais aussi pour courir longtemps, afin de pratiquer la chasse à l’épuisement (persistence hunting) il y a des milliers d’années.

👉 Arguments avancés : la capacité à transpirer abondamment (meilleur refroidissement que la plupart des animaux), la présence de tendons et de ligaments qui emmagasinent l’énergie, une voûte plantaire adaptée à l’endurance et un équilibre optimal grâce à la nuque et à la rotation de la tête.

⚠️ Attention : si notre corps possède des atouts naturels pour la course, cela ne veut pas dire que tout le monde peut (ou doit) se lancer dans un ultra-trail en poncho au fin fond du Copper Canyon. Les blessures liées au running existent bel et bien et notre mode de vie moderne (port de chaussures techniques, sédentarité, sols durs) a changé les règles du jeu.

Quelles leçons utiles pour les coureurs ?

L’histoire racontée par McDougall dépasse le simple récit d’aventure. Elle propose un véritable point de vue sur la course, que chacun(e) peut adapter à sa pratique.

🦶 Une philosophie du running minimaliste

Le succès du livre a popularisé le concept du running minimaliste, où l’on cherche à se rapprocher d’une foulée naturelle, parfois en courant pieds nus ou avec des chaussures très fines. 

💡 L’idée : limiter les artifices pour retrouver une biomécanique fluide, réduire les impacts sur le corps et ressentir davantage la connexion avec la nature.

Des marques ont surfé sur cette vague, lançant des chaussures minimalistes, comme les Vibram FiveFingers, qui se portaient presque comme des gants de pied. Mais la transition doit être progressive : beaucoup de coureur(se)s mal préparé(e)s ont souffert de blessures aux mollets ou aux tendons d’Achille en passant brutalement du “maxi” au “minimaliste”.

né pour courir

🥝 Un exemple de sobriété et de nutrition

Les Tarahumara ne brillent pas seulement par leur endurance : leur alimentation est aussi devenue un modèle. Basée sur le maïs, les haricots, les courges, les herbes sauvages et une fameuse boisson isotonique naturelle à base de graines de chia, leur régime a séduit les adeptes du courant Paleo et de la nutrition sportive naturelle. 

Ce rapport simple et écologique à la nutrition illustre un message fort : courir ne se limite pas à la performance, mais implique une hygiène de vie équilibrée.

🌍 L’inspiration d’un retour à la nature

Au-delà des aspects physiologiques ou alimentaires, Born to Run transmet une inspiration plus profonde : celle de courir en harmonie avec son environnement. Dans les canyons mexicains comme dans les parcs urbains de New York, courir reconnecte avec un instinct de liberté et une dimension presque spirituelle. C’est cette dimension qui pousse tant d’athlètes à voir la course comme plus qu’un sport : une aventure, une expérience humaine et une forme d’écologie.

Est-ce que courir pieds nus est plus sain ?

L’idée qu’on serait né(e) pour courir va de pair avec la question du barefoot running : faut-il troquer ses chaussures contre le contact direct avec la terre ?

📊 Ce que dit la science

Les études scientifiques (notamment celles de Lieberman à Harvard publiées dans Nature en 2010) montrent que courir pieds nus modifie la biomécanique de la foulée : elle devient plus médio-pied ou avant-pied, avec moins d’impact direct sur le talon. Cela peut réduire certains facteurs de risque (charges/pics d’impact liés aux fractures de fatigue tibiales), mais l’effet sur l’incidence des blessures reste débattu. On est loin de la révolution annoncée initialement. 

Finalement, les méta-analyses récentes concluent qu’aucune solution n’est universellement meilleure : le minimalisme convient à certain(e)s coureur(se)s, mais pas à tou(te)s. L’essentiel reste de progresser graduellement, d’écouter son corps et de rester attentif(ve) aux signaux de fatigue.

⛰️ La réalité du terrain

Sur les sentiers caillouteux du Copper Canyon, les Tarahumara courent en sandales fines depuis l’enfance. Mais dans nos villes, courir pieds nus sur bitume ou trottoirs n’a rien d’idéal. Les chaussures restent un outil précieux, à condition de les choisir adaptées à sa morphologie, à sa foulée et à son type de pratique (route, trail, ultra etc.).

Le minimalisme peut être une inspiration, pas forcément une obligation. Le vrai message : courir, c’est d’abord retrouver du plaisir, de la liberté et une expérience personnelle qui dépasse la seule performance.

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Deviens ta propre légende !

Alors, est-on né(e) pour courir ? Indéniablement : notre corps garde les traces d’une longue histoire liée à l’endurance et à la chasse. Mais cela ne signifie pas que la course est innée et sans risques dans notre quotidien moderne. Born to Run reste une invitation à explorer la course autrement : comme un retour à soi, à la nature et à une simplicité retrouvée.

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Lou

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