En retirant tes chaussures après une compétition ou une sortie longue, tu as la (mauvaise) surprise de découvrir un ongle noir. Bon, il faut dire que tu le voyais venir : confiné dans ta chaussure, tu le sentais un peu à l’étroit, et franchement douloureux. Tout d’abord, ne t’inquiète pas : tu n’es pas en train de muter (enfin, simplement en coureur(se) d’endurance 🙊) : l’ongle noir du/de la coureur(se) est un hématome sous-unguéal, autrement dit, du sang sous ton ongle. Il est apparu à cause des chocs et des frottements répétés de ton ongle contre ta chaussure. Il a beau être disgracieux et un peu impressionnant, il est parfaitement bénin, et même particulièrement fréquent chez les coureur(se)s. Eh oui, c’est notamment grâce à lui que l’on se reconnaît entre coureur(se)s 🤝 ! Alors, si tu avais prévu d’afficher une radieuse pédicure 365 jours par an, autant te dire qu’il va te falloir reconsidérer tes priorités. Blague à part, il existe bien heureusement des manières de te prémunir contre l’ongle noir et de le guérir en toute sécurité afin qu’il retrouve sa couleur normale, ou qu’il tombe et repousse correctement. Dans cet article, on t’explique comment l’éviter et de quelle manière le soigner lorsqu’il apparaît.
L’essentiel à retenir :
Un ongle noir est un hématome sous-unguéal : c’est-à-dire du sang piégé sous l'ongle après des chocs ou des frottements répétés. Si tu y es confronté(e), pas de panique : c'est bénin et très courant chez le/la coureur(se).
Dans la majorité des cas, il n’y a aucun soin spécifique à réaliser pour soigner l’ongle noir du/de la coureur(se), sinon en le protégeant et en le laissant guérir. En revanche, s’il est douloureux et sous pression, il est préférable de consulter un(e) médecin ou un(e) podologue afin qu’il/elle perce l'ongle proprement.
Il est impératif de consulter si la douleur est vive, s'il y a des signes d'infection, ou si une tache foncée apparaît sous l’ongle sans traumatisme préalable.
Si ton ongle finit par tomber, il faut compter plusieurs mois de repousse.
Il existe trois principaux conseils pour te prémunir contre l’ongle noir du/de la coureur(se) : avoir de la marge dans ta chaussure (soit environ 1 centimètre devant le gros orteil, ou une demi-pointure supérieure à la tienne), un bon laçage, ainsi que des ongles coupés courts.

Pourquoi peut-on parfois avoir un ongle noir lorsqu’on court ?
L’ongle noir du/de la coureur(se) est un phénomène très répandu dans le milieu du running, et plus particulièrement dans celui des longues distances (sur route comme en trail). On t’explique de quelle manière il apparaît et quels sont les facteurs pouvant faciliter sa venue.
C’est quoi exactement un ongle noir ?
L’appellation médicale d’un ongle noir est un « hématome sous-unguéal ». Cela signifie qu’une petite poche de sang s’est formée sous l’ongle à la suite d'un traumatisme. Sa couleur peut évoluer au fil des jours : l’ongle peut d’abord devenir rouge ou violacé, puis prendre une teinte brun foncé ou noire à mesure que le sang s’oxyde. La zone colorée se déplace progressivement vers l’extrémité de l’ongle à mesure que celui-ci pousse. L’ongle noir peut également s'accompagner d’une sensibilité de l’orteil (généralement plus encore lorsqu’il s’agit du gros orteil), voire d’une douleur vive. La douleur s’estompe toutefois au fil des jours. Si ce n’est pas le cas, il est préférable de consulter un(e) professionnel(le) de santé.
Quelles sont les causes de l’ongle noir chez le/la coureur(se) ?
Plusieurs facteurs peuvent favoriser l’apparition d’un ongle noir :
Les chocs répétés contre l’avant de la chaussure. À chaque foulée, tes orteils peuvent venir taper contre ta chaussure. Sur une sortie de deux ou trois heures, ces petits traumatismes se répètent des milliers de fois et peuvent provoquer la rupture de petits vaisseaux sanguins situés sous l’ongle. Du sang s’accumule alors sous l’ongle : c’est ce qui donne cette coloration rouge, violette, brune ou noire caractéristique.
Les frottements. Un pied qui bouge trop dans une chaussure subit des frottements répétés au niveau des orteils. Un mauvais maintien du pied favorise donc, entre autres, l’apparition d’un hématome sous-unguéal.
Une chaussure trop petite (au niveau de la longueur) ou trop étroite (au niveau de la largeur). Si tes orteils manquent d’espace, ils sont davantage comprimés et heurtent plus facilement l’avant de la chaussure.
Le gonflement du pied pendant l’effort. Après plusieurs dizaines de minutes de course, les pieds gonflent légèrement. Une chaussure qui semble parfaitement adaptée lorsqu’on l’enfile devient donc beaucoup plus serrée après une heure ou deux de running.
La chaleur. Elle accentue le gonflement des pieds et rend une chaussure initialement confortable plus contraignante au fil de la sortie.
L’humidité. Des chaussettes mouillées par la transpiration ou la pluie augmentent les frottements et favorisent les irritations.
Les descentes en trail. En descente, le pied glisse naturellement vers l’avant de la chaussure. Les orteils viennent alors davantage buter contre celle-ci, ce qui explique pourquoi les traileur(se)s sont particulièrement exposé(e)s aux hématomes sous-unguéaux.
Des chaussettes mal adaptées. Trop épaisses, trop grandes ou formant des plis, elles peuvent modifier le maintien du pied et la place octroyée à ce dernier au sein de la chaussure, et ainsi augmenter les frottements.
Quel(le)s sont les coureur(se)s les plus touché(e)s par l’ongle noir ?
Tout le monde peut développer un hématome sous-unguéal en courant, mais certaines pratiques et caractéristiques anatomiques augmentent le risque d’apparition de ce dernier.
Les coureur(se)s de longue distance sont particulièrement concerné(e)s, car leurs orteils sont soumis à des milliers de micro-traumatismes plusieurs heures durant. Par ailleurs, plus la durée de l’effort augmente, plus le pied a le temps de gonfler.
Les traileur(se)s sont eux/elles aussi particulièrement exposé(e)s à l’ongle noir (voire AUX ongles noirs). Les longues descentes, les terrains irréguliers et les variations de dénivelé favorisent les mouvements du pied à l’intérieur de la chaussure, et donc les chocs et les frottements susceptibles de former des ongles noirs.
Enfin, la forme du pied et des orteils joue définitivement un rôle. La majorité des chaussures étant formées sur le modèle du pied égyptien (le gros orteil est le plus long et les autres s’abaissent decrescendo en suivant une parfaite diagonale), certaines morphologies, comme un deuxième orteil plus long que le gros orteil, peuvent favoriser les contacts répétés avec l’avant de la chaussure. Pour y remédier, opter pour une chaussure suffisamment spacieuse et un bon maintien permet de réduire considérablement le risque d’hématome sous-unguéal.
Un ongle noir, est-ce grave ? Quand faut-il s'inquiéter ?
Dans la grande majorité des cas, un ongle noir chez un(e) coureur(se) correspond à un hématome sous-unguéal provoqué par des chocs ou des frottements répétés (ou tout autre facteur précédemment énoncé). Pour autant, une coloration noire sous un ongle ne doit pas systématiquement être attribuée à la course à pied. Explications.
Dans quels cas un ongle noir est-il totalement bénin ?
Un ongle noir est bénin lorsqu’il apparaît après une compétition, une sortie longue ou un choc identifiable. D’ailleurs, avant de le découvrir visuellement, tu as probablement ressenti en amont des frottements ou une pression inhabituelle dans ta chaussure. Un hématome sous-unguéal peut être douloureux (notamment juste après sa formation) mais aussi totalement indolore. Dans tous les cas, la douleur est censée diminuer au fil des jours (si ce n'est pas le cas, il est important de consulter). Par ailleurs, la douleur est généralement plus importante lorsque l’hématome se situe sous l’ongle du gros orteil. En effet, ce dernier étant fortement sollicité à chaque foulée, une pression plus importante y est exercée.

Quels signes doivent t’alerter ?
Certains symptômes doivent t’inciter à solliciter l’avis d’un(e) médecin ou d’un(e) podologue.
Une douleur intense ou persistante n’est pas à prendre à la légère. Un hématome important exerce en effet une pression sous l’ongle et peut provoquer une douleur vive. Si cette douleur est trop importante ou s’aggrave, mieux vaut faire examiner ton orteil.
Sois également attentif(ve) aux signes pouvant évoquer une infection : une rougeur importante autour de l’ongle, une sensation de chaleur, un gonflement, un écoulement ou une douleur qui augmente progressivement.
Enfin, une tache sombre qui apparaît sans choc ni pratique intense de la course à pied mérite également d’être examinée. Une pigmentation sous l’ongle peut avoir différentes causes et il n’est pas judicieux de tenter d’en déterminer l’origine soi-même.
Comment distinguer un hématome d’une mycose et d’un grain de beauté/mélanome ?
Avant toute chose, il est essentiel de comprendre que seul(e) un(e) professionnel(le) de santé est à même de confirmer la nature d’une lésion qui présente un aspect inhabituel. Quelques éléments peuvent toutefois t’aiguiller vers le bon diagnostic.
L’hématome sous-unguéal apparaît après un traumatisme : une chute, un objet qui tombe sur un orteil ou encore la répétition de micro-chocs. Comme expliqué précédemment, la douleur d’un hématome sous-unguéal s’estompe généralement au fil des jours tandis que sa coloration évolue avec le temps (du clair vers le foncé) et se déplace vers l’extrémité de l’ongle au fur et à mesure de sa croissance.
Une mycose de l’ongle, quant à elle, confère à l’ongle un aspect progressivement épaissi, friable, déformé ou jaunâtre/blanchâtre/brunâtre. Plusieurs ongles peuvent être concernés. Pour la traiter, les conseils d’un(e) professionnel(le) de santé s’imposent.
Dans de rares cas, une lésion pigmentée au niveau de l’ongle peut s’avérer être un mélanome unguéal. Ce dernier apparaît sans traumatisme identifiable et ne se comporte pas comme un hématome qui migre avec la pousse de l’ongle. Ainsi, une pigmentation irrégulière, qui s’étend ou qui persiste doit être rapidement évaluée par un(e) professionnel(le) de santé.
Que faire quand on a un ongle noir après une course ?
Dans la plupart des cas, un hématome sous-unguéal évolue favorablement, sans traitement particulier. Dans l’immédiat, l’objectif est surtout de limiter la douleur, protéger l’orteil et éviter d’aggraver le traumatisme.
Les bons gestes à adopter
Dans les premières heures qui suivent ta compétition ou ta sortie longue, commence par retirer ta chaussure et ta chaussette afin de vérifier l’état de ton orteil. Si l’ongle est douloureux ou gonflé, tu peux appliquer du froid (enveloppé dans un tissu), pendant quelques minutes.
Si ton orteil est gonflé, le fait de surélever ton pied peut également contribuer à limiter l’inconfort. Évite ensuite de porter des chaussures trop serrées : tant que ton orteil est douloureux, privilégie une chaussure suffisamment large (voire ouverte) pour ne pas exercer de pression supplémentaire sur ton ongle.
Si ton ongle est intact, il n’est pas nécessaire de le désinfecter ou d’y appliquer un produit particulier. En revanche, si la peau autour de l’ongle a été écorchée ou s’il existe une petite plaie, désinfecte-la délicatement et protège-la avec un pansement propre.
Surveille l’évolution de ton ongle dans les heures et les jours qui suivent. Une douleur qui diminue progressivement est plutôt rassurante. À l’inverse, une douleur très importante, un gonflement qui s’aggrave, une rougeur marquée, de la chaleur ou un écoulement doivent conduire à consulter un(e) professionnel(e) de santé.
Ne cherche surtout pas à arracher ton ongle, même s’il commence à se décoller. Un ongle qui se soulève doit être laissé en place autant que possible afin de protéger le lit de l’ongle. D’ailleurs, il est possible qu’un ongle ne se décolle que partiellement. Le fait de l’arracher peut alors créer des plaies et s’avérer extrêmement douloureux (c’est du vécu 🫠). Sois patient(e), il faut plusieurs semaines avant qu’un ongle se décroche.

Faut-il percer un ongle noir ? Quels sont les risques si on le fait soi-même ?
Lorsque l’hématome est important, le sang accumulé sous l’ongle peut exercer une forte pression et provoquer une douleur intense. Le drainage de l’hématome peut alors soulager rapidement cette pression, mais cela ne signifie pas qu’il faut nécessairement percer son ongle soi-même. Contrairement à certaines anciennes recommandations, il est déconseillé de tenter de réaliser soi-même une perforation de l’ongle avec une aiguille, un trombone chauffé ou tout autre objet détourné en guise de matériel médical. Même si le geste peut sembler simple, il existe un risque de brûlure, de blessure du lit de l’ongle et d’infection.
Quand et pourquoi voir un(e) médecin ou un(e) podologue ?
Un avis professionnel n’est pas nécessaire pour chaque ongle noir. Si l’hématome est petit, peu douloureux et clairement lié à la course à pied, une simple surveillance suffit en général. En revanche, nous te recommandons de consulter si la douleur est intense ou pulsatile, notamment si elle t’empêche de marcher normalement ou ne diminue pas. Un(e) professionnel(le) pourra vérifier la nature et l’importance de l’hématome, et déterminer si un drainage est indiqué.
Peut-on continuer à courir avec un ongle noir ?
Bonne nouvelle : un ongle noir ne signifie pas forcément que tu dois arrêter de courir. On t’explique comment protéger ton ongle si tu reprends rapidement la course à pied, et lorsqu’un arrêt s’impose.
Peut-on reprendre l'entraînement avec un ongle noir ? Si oui, quand ?
Il n’y a pas de délai en matière de reprise de la course à pied lorsqu’il y a un ongle noir. En fait, c’est principalement la douleur et l’évolution de l’ongle qui doivent guider la reprise.
Si ton ongle noir est peu douloureux, que tu peux marcher normalement et que ta chaussure n’exerce pas de pression importante sur ton orteil, tu peux effectuer une sortie courte et facile en guise de test et ensuite reprendre ton entraînement progressivement. Et si ton ongle noir survient après une compétition, n’oublie pas de respecter une période de repos proportionnelle aux difficultés rencontrées lors de ta course (distance, dénivelé, technicité du terrain, conditions météorologiques, et cætera).
À l’inverse, si ton orteil est encore très sensible, gonflé ou douloureux à la marche et que tu n’arrives pas à enfiler une paire de chaussures sans grincer des dents, laisse-lui le temps de bien récupérer.
Comment protéger un orteil pour courir sans aggraver un ongle noir ?
Si tu reprends la course alors que ton ongle reste sensible, quelques précautions peuvent te permettre de le protéger.
Tu peux notamment utiliser un pansement protecteur (assez fin et suffisamment solide pour rester en place pendant que tu cours ; un sparadrap, par exemple) pour isoler ton ongle de ta chaussette.
Le laçage joue également un rôle essentiel. L’objectif est de maintenir correctement ton talon et ton pied dans ta chaussure afin d’éviter qu’ils ne glissent vers l’avant à chaque foulée. Attention toutefois à ne pas serrer excessivement ton lacet sur l’avant de ton pied : le maintien doit être ferme sans comprimer tes orteils ni ton cou-de-pied.
Enfin, pour tes premières sorties post-ongle noir, privilégie une chaussure suffisamment spacieuse, des chaussettes adaptées et un parcours relativement facile (évite provisoirement les longues descentes ou les sorties très longues).
💡 La douleur persiste malgré ces précautions ? Mieux vaut arrêter l’entraînement et demander l’avis d’un(e) professionnel(le) de santé.
Combien de temps faut-il pour qu'un ongle noir guérisse et repousse ?
La bonne nouvelle, c’est qu’un ongle noir lié à un hématome sous-unguéal guérit sans séquelle la plupart du temps. La moins bonne, c’est que les ongles des pieds poussent lentement.
En combien de temps la douleur et la couleur d’un ongle noir s'atténuent-elles ?
Dans le cas d’un ongle noir du/de la coureur(se) sans complications, la douleur est le symptôme qui disparaît le plus rapidement. Quelques jours suffisent souvent pour que la pression sous l’ongle (à l’origine de la douleur) diminue. Si un drainage est indiqué et réalisé par un(e) professionnel(le) de santé, le soulagement peut être d’autant plus rapide. En revanche, ne t’attends pas à retrouver immédiatement un ongle immaculé. La coloration noire peut rester visible pendant plusieurs semaines ou plusieurs mois. Elle disparaît progressivement à mesure que l’ongle grandit et que la partie traumatisée pousse vers l’extrémité de l’ongle.

Est-ce normal que l’ongle se décolle et tombe ?
Cela peut malheureusement arriver à la suite d’un hématome important. Et si un ongle qui se décolle peut être impressionnant, l’action est, elle, indolore. Ne cherche surtout pas à l’arracher toi-même, même s’il ne tient presque plus. Laisse-le se détacher naturellement et protège la zone pour éviter qu’il ne s’accroche ou ne subisse de nouveaux traumatismes.
Combien de temps faut-il pour qu'un nouvel ongle repousse ?
Un ongle d’orteil pousse en moyenne d’environ 1,5 millimètre par mois, soit nettement plus lentement qu’un ongle de la main. Pour la repousse complète d’un ongle de pied, il faut ainsi compter 6 à 12 mois. Cette repousse commence depuis la matrice de l’ongle, située à sa base. Si l’ongle est très décollé, sa chute peut survenir rapidement. Il peut aussi rester en place pendant que le nouvel ongle pousse progressivement dessous.
Comment éviter les ongles noirs en course à pied ?
Un ongle noir n’est pas une fatalité, même si tu cours régulièrement des longues distances ou que tu es un(e) adepte du trail. La prévention repose surtout sur une idée simple : éviter que tes orteils ne viennent taper contre l’avant de ta chaussure à chaque foulée. Pour y parvenir, il y a trois réflexes à adopter.
Bien adapter le fit de ses chaussures
Pour vérifier que le fit de tes chaussures est adapté à tes orteils, il faut simplement veiller à ce que ces derniers disposent de suffisamment d’espace à l’avant de ta chaussure. En effet, une chaussure trop courte comprime les orteils et augmente les contacts répétés de tes orteils/ongles contre tes chaussures (et plus encore lorsque tes pieds gonflent pendant une sortie longue). Il est recommandé de prévoir environ 1 centimètre de marge entre ton orteil le plus long et l’extrémité de ta chaussure, soit environ une demi-pointure.
💡 Vérifie plutôt le fit de ta chaussure en fin de journée ou après une activité physique, lorsque tes pieds sont légèrement gonflés. N’oublie pas de porter des chaussettes de course à pied pour les essayages ! Tes orteils doivent pouvoir bouger sans être comprimés et ne doivent pas buter contre l’avant de ta chaussure.
Adopter un laçage qui maintienne le pied
Disposer de suffisamment d’espace pour tes orteils à l’avant de ta chaussure est contre-productif si ton pied glisse vers l’avant à chaque foulée. C’est notamment ce qui peut se produire dans les descentes.
Le bon réflexe consiste donc à utiliser un laçage qui maintient correctement le talon et le milieu du pied afin de limiter le mouvement du pied à l’intérieur de la chaussure sans pour autant comprimer l’avant-pied. Tu peux notamment utiliser le dernier œillet de ta chaussure pour réaliser un laçage en boucle (« heel lock »).
💡 Attention toutefois : un laçage efficace ne signifie pas qu’il faut serrer les lacets au maximum. Le maintien doit être ferme à l’arrière, mais confortable à l’avant.
Couper ses ongles courts, bien choisir ses chaussettes et soigner ses pieds
Pour éviter l’ongle noir du/de la coureur(se), coupe régulièrement tes ongles. Évite toutefois de les couper trop courts : un ongle coupé au ras de la peau ne protège plus ton orteil.
Pense aussi à tes chaussettes. Elles doivent être adaptées à la pratique de la course à pied, à ta taille et rester correctement en place pendant l’effort. Une chaussette qui forme des plis ou glisse dans la chaussure peut augmenter les frottements au niveau des orteils. De même, une chaussette très épaisse peut réduire l’espace disponible dans une chaussure déjà ajustée.
Enfin, prends l’habitude de vérifier tes pieds après tes sorties longues : rougeurs, ampoules, zones de frottement ou ongles sensibles sont autant de petits signaux à ne pas ignorer. Plus tu corriges rapidement la cause des frottements, moins tu risques de finir avec un ongle noir. 🙏

L’ongle noir du/de la coureur(se) est un grand classique en running ! Dans la majorité des cas, il s’agit simplement d’un hématome sous-unguéal qui finit par disparaître avec la pousse de l’ongle. Pour limiter les récidives, retiens surtout trois réflexes : environ 1 centimètre de marge devant l’orteil, un bon maintien du pied à l’arrière et des ongles suffisamment courts. Et si ton ongle devient très douloureux, s’infecte ou noircit sans traumatisme identifiable, mieux vaut demander l’avis d’un(e) professionnel(le) de santé. Voilà, c'est tout pour nous ! 💁🏽

Manon
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