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Sommaire
Pour faire partie de l’histoire de la distance reine (42,195 km)
Pour explorer l’étendue de ses propres limites
Pour découvrir la facette “compétition” de la course à pied : tenter de battre ses résultats/records
Pour effectuer une course solidaire
Pour inscrire sa pratique dans le temps (et sur un calendrier) et se fixer un objectif à long terme
Pour comprendre pourquoi tant de gens s’alignent sur marathon
Pour partager un moment unique en famille, entre ami(e)s... ou avec des inconnu(e)s
Pour prendre du temps pour soi

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Courir un marathon. Une échéance qui fait sens pour certain(e)s, un objectif saugrenu pour d’autres. Une chose est sûre, cette distance ne laisse personne indifférent(e). Mais pourquoi décide-t-on de courir un marathon, au juste ?
Nous sommes nombreux(ses) à vouloir cocher cette distance mythique et à déjà souhaiter recommencer, à peine la ligne d’arrivée franchie. Pourquoi ? Nous allons tenter de répondre à cette question dans l’optique de :
comprendre l’origine de notre amour pour le marathon ;
déconstruire notre passion afin d’en renforcer les fondations (ce qui s’avère pratique lorsqu’il s’agit de nourrir notre motivation qui peine parfois à montrer le bout de son nez) ;
tenter d’expliquer à celles et ceux que cette idée de courir un marathon dépasse, qu’ils/elles pourraient bien un jour être touché(e)s par la grâce de cette discipline (oui, cet article est totalement objectif).
Pour faire partie de l’histoire de la distance reine (42,195 km)
Le marathon est une discipline chargée d’histoire. Tout commence en 490 av. J.-C., où le messager grec Phidippidès aurait parcouru la distance d’environ 40 kilomètres, séparant la ville de Marathon de la ville d’Athènes, pour aller annoncer la victoire des Grecs contre les Perses lors de la bataille de Marathon.
C’est lors des premiers Jeux olympiques modernes, à Athènes, en 1896, que la discipline du marathon est créée, en hommage à Phidippidès ; et c’est le linguiste français Michel Bréal qui en souffle l’idée à Pierre de Coubertin (le père des J.O.).
En 1908, lors des Jeux olympiques de Londres, le marathon qui devait initialement comporter une quarantaine de kilomètres se voit rallongé à la demande d'Édouard VII, qui souhaite voir l’épreuve se terminer devant la loge royale du White City Stadium (stade olympique). Ce jour-là, l'épreuve comporte pour la première fois les fameux 42,195 kilomètres que l'on connaît aujourd'hui.
Il faudra attendre 1921 avant que l’IAAF (Association internationale des fédérations d’athlétisme) ne définisse et ne cadre officiellement la distance du marathon.
D’une bataille grecque aux premiers Jeux olympiques modernes, cette distance symbolique a traversé les siècles pour arriver jusqu’à nous… et ça, c’est une raison suffisante pour s’essayer à l’épreuve reine. Au nom de l’histoire. D’ailleurs, si tu en as l’opportunité, nous te recommandons chaudement de courir le marathon d’Athènes une fois dans ta vie… suivre les traces de Phidippidès nous transporte, à bien des égards. 🏛️

Pour explorer l’étendue de ses propres limites
On ne sait jamais vraiment de quoi on est capables lorsqu’on demeure constamment dans sa zone de confort, que l’on ne se challenge pas, ou peu.
Ta routine quotidienne fonctionne peut-être plus ou moins bien et tu n’oses pas y incorporer un nouvel élément susceptible de chambouler ton emploi du temps. Et quelle meilleure manière que celle d’entrer dans l’inconnu le plus total que de décider de courir un marathon — pour la première ou l’énième fois ? Une distance conséquente, un plan d’entraînement au long cours (de 8 semaines minimum chez Campus, à 12 mois pour arriver encore plus préparé(e) sur la ligne de départ) et une discipline renforcée… pour un cocktail qui signe un engagement fort et qui va tant nous apporter.
Si tu crains de ne pas parvenir à organiser correctement les différentes sphères de ta vie (personnelle, familiale, professionnelle, sportive, et cætera), sache que lorsqu’on s’occupe à ce que l’on aime, on trouve toujours une manière de judicieusement agencer notre agenda pour que ce qui compte le plus pour nous y trouve sa place. C’est d’ailleurs parfois même dans la contrainte que l'on parvient à être davantage productif(ve) et fier(ère) de soi. En bref, ce n’est pas lors du marathon lui-même que nous explorons et repoussons nos limites, c’est au cours de l’entièreté du processus qui nous conduit jusqu’à la ligne d’arrivée (et même si nous abandonnons en cours de route, nous gagnons toujours, en maturité, en résilience, en estime de soi, et cætera).
Pour découvrir la facette “compétition” de la course à pied : tenter de battre ses résultats/records
Il est tout à fait possible de courir tout en ne s'alignant jamais sur une course. C’est vrai, les sportif(ve)s qui effectuent ce choix ne courent pas les rues, parce que prendre part à une épreuve officielle — d’envergure ou non —, y rencontrer plein d’autres coureur(se)s et découvrir son classement sur une compétition donnée peut être jubilatoire, voire franchement addictif. En fait, si la compétition n’a rien d’obligatoire, force est de constater qu’elle séduit, et l’on comprend vite pourquoi. Tout d’abord, elle agit comme un booster d’ego, puisque socialement, nous avons tendance à glorifier celles et ceux qui s’alignent sur des compétitions, car qui dit épreuve officielle dit chrono et classement, eux aussi, officiels... et portés à la vue de tou(te)s. Chacun(e) peut donc aisément prendre connaissance des résultats des coureur(se)s, les comparer (eh oui, c’est le propre de la nature humaine), et féliciter haut et fort les participant(e)s. Ensuite, et c’est surtout à travers cet aspect que la compétition se révèle particulièrement intéressante, courir en peloton nous permet très souvent de battre nos records personnels dans une discipline donnée. Il faut dire que l’euphorie du jour J couplée au phénomène d’aspiration (ou du moins de protection contre le vent au sein d'un peloton), à une allure que nous n’avons parfois plus qu’à suivre (coucou les meneur(se)s d’allure), au parcours inédit et souvent roulant, et à la ferveur des autres coureur(se)s et du public, constituent forcément des facteurs favorables à la performance. Nous t’avons convaincu(e) ? Tu peux chercher ton prochain objectif sur notre annuaire de courses. 👀
Pour effectuer une course solidaire
Certaines organisations de courses proposent des dossards solidaires. Le principe est simple : tu t’engages à récolter des fonds pour une association, et lorsque le montant fixé est atteint, tu peux obtenir ton dossard. Pour amasser les dons pour l’association de ton choix, il te faut solliciter ton cercle proche (ami(e)s, famille, collègues, et cætera) en lui partageant le lien de ta cagnotte. Courir un marathon de cette manière peut s’ancrer dans une quête de sens en faisant de cette expérience de prime abord égoïste — puisque l’on court pour soi —, un acte altruiste — ou du moins, pas uniquement tourné vers soi. Il s’agit de transformer le solitaire en solidaire. La bonne nouvelle, c’est que chacun(e) peut prétendre à courir au nom d’une association, et cela confère encore un peu plus de beauté à ce geste. Le fait d’être capable de courir un marathon n’est plus seulement un accomplissement personnel, mais une compétence mise au service d’une cause à laquelle on souhaite donner de la visibilité et contribuer activement.
Pour inscrire sa pratique dans le temps (et sur un calendrier) et se fixer un objectif à long terme
Tu fais peut-être partie de ces gens qui peinent à se motiver pour aller courir, et à qui il faut un objectif pour pérenniser leur pratique. Si tel est le cas, sache que nous sommes tous et toutes confronté(e)s à cette situation au moins une fois dans nos humbles carrières de coureur(se)s. Qu’on se le dise : courir un marathon est une véritable victoire personnelle ; on n’oublie jamais son premier marathon… et l’on se souvient de tous les suivants. Alors évidemment, lorsqu’on s’inscrit à une telle épreuve, on fait en sorte d’honorer son dossard, de s’honorer soi-même. Cela passe évidemment majoritairement par une préparation adaptée à son objectif sportif, mais également par des paramètres annexes qui jouent énormément sur le résultat final (alimentation, hydratation, sommeil, mobilité, et cætera). Toutes ces actions mises en place au quotidien sur plusieurs semaines nous conduisent à optimiser notre forme physique et notre fraîcheur mentale le jour J. Et ainsi, sans forcément nous en rendre compte, cet objectif nous a porté plusieurs mois durant, à force de discipline et de passion. ❤️🔥

Pour comprendre pourquoi tant de gens s’alignent sur marathon
Le marathon est une épreuve dont la popularité est internationale. Autrement dit, partout dans le monde, des gens courent des marathons. Alors évidemment, celles et ceux qui ne se sont pas encore aligné(e)s sur cette épreuve — et qui ne comprennent pas forcément ce que peut apporter un tel challenge — sont néanmoins forcé(e)s de constater que, si tant de personnes s’y adonnent, cela signifie nécessairement que le marathon a quelque chose de spécial. Et parce que le marathon ne se raconte pas mais se vit, rien ne vaut le fait de chausser ses baskets et de s’entraîner pour parvenir à accomplir cet objectif. En s’y essayant, on comprend rapidement pourquoi la course à pied conquiert les cœurs : tout d’abord, nous avons beau partir de zéro, notre progression est rapidement palpable ; de quelques mètres courus avec difficulté, nous sommes capables de courir plusieurs kilomètres avec une relative facilité après quelques semaines d’entraînement seulement. En effet, nous améliorons nos capacités cardio-respiratoires, boostons notre métabolisme, stimulons notre circulation sanguine, et cætera. Ensuite, on constate assez vite les bienfaits des hormones générées par cette pratique : endorphines, dopamine, sérotonine, adrénaline, et cætera. Une dose de bien-être salvatrice qui nous permet d’accéder à une fraîcheur mentale et à une clairvoyance bien utiles au quotidien : on fait le vide et les idées fusent.
Et pourquoi ne pas se contenter de seulement courir ? Parce que le marathon revêt une dimension mythique et qu’il nous permet de nous prouver que nous sommes capables de relever ce défi qu’a accompli Phidippidès, plusieurs siècles en arrière. Bien sûr, le marathon n’est pas une fin en soi, et on peut parfaitement vivre sans jamais avoir couru cette course, mais une chose est sûre, c’est une étape importante dans la vie d’un(e) coureur(se) : il y a un avant et un après marathon.
Pour partager un moment unique en famille, entre ami(e)s... ou avec des inconnu(e)s
Le marathon a beau se courir de manière individuelle, chaque sportif(ve) est porté(e) par quelque chose, ou quelqu’un d’autre : une idée ou une personne auxquelles il/elle peut se raccrocher lorsque la fatigue se fait sentir et qu’il faut pourtant rallier la ligne d’arrivée. Ainsi, un crew de supporters — composé d’ami(e)s ou de membres de ta famille — t’attend peut-être aux abords du parcours de ton marathon, et les apercevoir quelques secondes te permettra de recharger tes batteries pour plusieurs minutes/heures. La ferveur de leurs encouragements te portera au-delà de la difficulté, et c’est le cœur gonflé de reconnaissance que tu t’envoleras vers l’accomplissement de ton objectif. Et si aucun de tes proches n’a pu faire le déplacement pour t’encourager, tu pourras toujours compter sur des inconnu(e)s pour chanter tes louanges. C’est la magie du marathon : les coureur(se)s s'encouragent entre eux/elles, et le public applaudit tou(te)s les participant(e)s. Personne n’est laissé-pour-compte. Chacun(e) compte. Vraiment. Il n’est soudainement plus question d’individualisme ou de timidité, chacun(e) se laisse entraîner dans l’effusion collective. Les masques tombent et les personnalités se révèlent. Et ça fait du bien.
Pour prendre du temps pour soi
Tu donnes beaucoup aux autres et tu peines à te retrouver seul(e) et à faire quelque chose pour toi sans culpabiliser ? Arrête tout de suite. Le temps pour soi est la garantie d’un temps de qualité offert aux autres, un don de la personne qu’ils souhaitent côtoyer. Le temps pour soi n’a rien d’égoïste, c’est une nécessité qui permet de mieux donner par la suite. Se lancer dans le processus de préparation d’un marathon, c’est la promesse de s’accorder du temps régulièrement, et sur le long terme, via une préparation marathon adaptée et assidue. Oui, il ne s’agit pas DU moment qui nous est consacré le plus reposant qui soit, mais la fatigue engendrée par la pratique de la course à pied en vaut la peine ; elle est la preuve que nous construisons quelque chose : notre facette de marathonien(ne), qui s'avère peut-être nécessaire pour assurer notre équilibre à un moment donné.
Voilà, si tu te posais la question, tu as désormais obtenu quelques réponses à la question « pourquoi courir un marathon ? ». En réalité, on compte autant de bonnes raisons de se lancer ce défi qu’il existe de — futur(e)s — marathonien(ne)s. Et toi, pourquoi as-tu choisi de courir un marathon ? 🫶

Manon
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