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Le 10 août 2024, l’Éthiopien Tamirat Tola remportait le marathon des Jeux olympiques de Paris, en 2 heures 06 minutes et 26 secondes (soit une allure de 2 minutes et 59 secondes par kilomètre), un chrono synonyme de record olympique. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’au fil des années, les hommes continuent de nous impressionner sur le marathon olympique ; tu pourras d’ailleurs le constater dans les tableaux récapitulatifs que nous avons concoctés dans cet article. Prépare-toi à devenir incollable sur les champions du marathon aux JO ! 🏆
L’essentiel à retenir :
L'Éthiopien Tamirat Tola a remporté le marathon des Jeux olympiques de Paris 2024 en 2h06'26'' (record olympique).
Le record olympique est de 2h06'26'' (signé Tamirat Tola lors des JO de Paris 2024). Le record du monde de marathon, quant à lui, est de 1h59'30'' et est la propriété de Sabastian Sawe (établi lors du marathon de Londres, en 2026), soit environ 7 minutes d'écart.
Seuls trois hommes ont gagné deux marathons olympiques : Bikila, Cierpinski, et Kipchoge. Aucun n'a réussi le triplé.
Côté France, Alain Mimoun reste le dernier Français vainqueur du marathon olympique (aux JO de Melbourne, en 1956). En 2024, le meilleur Français était Nicolas Navarro (16e).
Prochain rendez-vous pour le marathon olympique des hommes : le 30 juillet 2028, à Los Angeles. Le départ aura lieu sur Venice Beach.

Qui a gagné le marathon des JO de Paris 2024 ?
Chez les hommes, le marathon des JO de Paris 2024 a été remporté par l’Éthiopien Tamirat Tola, auteur d’une démonstration en solitaire sur un parcours réputé comme l’un des plus exigeants de l’histoire du marathon olympique.
Tamirat Tola, vainqueur en solitaire
Il ne devait pas être de la partie, et pourtant, Tamirat Tola a mis tout le monde d’accord au cours des 42,195 kilomètres qui séparaient l'Hôtel de Ville de l'Esplanade des Invalides. Initialement, le champion olympique ne comptait pas dans les rangs de la délégation éthiopienne. Il a été appelé pour remplacer son compatriote, Sisay Lemma, blessé. Tamirat Tola a placé une attaque décisive dans la côte du Pavé des Gardes (longue d'environ 0,7 kilomètre avec une pente moyenne de près de 11 %), à 12 kilomètres de l'arrivée. Ses poursuivants ne sont ensuite jamais parvenus à boucher l’écart. Tamirat Tola s’impose en 2 heures 06 minutes et 26 secondes, 20 secondes avant le second (le Belge, Bashir Abdi) et signe, au passage, un nouveau record olympique.
💡 Tamirat Tola est un athlète qui répond présent aux grands rendez-vous ! Il est sacré champion du monde de marathon en 2022… et s'empare, lors de cette course, du record des championnats du monde, en 2 heures 05 minutes et 36 secondes.
Le podium complet du marathon des JO de Paris 2024
Le top 10 masculin du marathon des Jeux olympiques de Paris 2024 (et le classement des Français)
| Place | Athlète | Pays d’origine | Chrono |
|---|---|---|---|
🥇 | Tamirat Tola | Éthiopie | 2h06’26” |
🥈 | Bashir Abdi | Belgique | 2h06’47” |
🥉 | Benson Kipruto | Kenya | 2h07’00” |
4e | Emile Cairess | Royaume-Uni | 2h07’29” |
5e | Deresa Geleta | Éthiopie | 2h07’31” |
6e | Akira Akasaki | Japon | 2h07’32” |
7e | Tebello Ramakongoana | Lesotho | 2h07’58” |
8e | Conner Mantz | États-Unis | 2h08’12” |
9e | Clayton Young | États-Unis | 2h08’44” |
10e | Samsom Amare | Érythrée | 2h08’56” |
16e | Nicolas Navarro | France | 2h09’56” |
20e | Hassan Chahdi | France | 2h10’09” |
50e | Félix Bour | France | 2h13’46” |
Pourquoi Eliud Kipchoge a-t-il abandonné ?
Le double champion olympique (Rio 2016 et Tokyo 2021), Eliud Kipchoge, a abandonné autour du 30e kilomètre du marathon olympique de Paris 2024, évoquant une douleur au dos. L’athlète kényan a vécu son “pire marathon”, mais a été touché par le respect que lui ont témoigné les autres participants qui l'ont encouragé à poursuivre la course.
Eliud Kipchoge, c’est aussi :
un record du monde lors du marathon de Berlin, en 2018 : 2h01’39” ;
un second record du monde, en 2022 : 2h01’09” ;
le projet INEOS 1:59 Challenge, en 2019 : 1h59’40” (non homologué).
💡 Le marathon des hommes des JO de Paris 2024 nous montre combien l’allure constante ne suffit pas sur un parcours vallonné : il faut accepter de ralentir en montée et savoir relancer en descente. Par ailleurs, les descentes s’avèrent être très traumatisantes pour les quadriceps, ce qui constitue là une difficulté supplémentaire avec laquelle les coureurs devaient jongler. Enfin, sur un marathon vallonné, la victoire ne revient pas seulement au plus rapide… mais à celui qui a le mieux géré son effort et élaboré la meilleure stratégie : celle de Tamirat Tola s’est avérée payante, puisqu’il a remporté l’épreuve en attaquant dans la principale difficulté du parcours (la côte du Pavé des Gardes).
Petite histoire du record olympique du marathon masculin
Le record du marathon olympique n’a cessé d’évoluer depuis la première édition des JO, en 1896.
Quel est le record olympique du marathon masculin ?
En 2 heures 06 minutes et 26 secondes, l’Éthiopien Tamirat Tola a signé un nouveau record olympique chez les hommes lors du marathon des Jeux olympiques de Paris 2024.
L'évolution du record du marathon olympique chez les hommes
Tableau de la progression du record masculin du marathon olympique
| Chrono | Athlète | Pays d'origine de l'athlète | Lieu | Date |
|---|---|---|---|---|
2h55’18” | John Hayes | États-Unis | Londres | 24 juillet 1908 |
2h41’22” | Albin Stenroos | Finlande | Paris | 13 juillet 1924 |
2h32’57” | Boughéra El Ouafi | France | Amsterdam | 5 août 1928 |
2h31’36” | Juan Carlos Zabala | Argentine | Los Angeles | 7 août 1932 |
2h29’19” | Son Kitei | Corée du Sud | Berlin | 9 août 1936 |
2h23’03” | Emil Zátopek | République tchèque | Helsinki | 27 juillet 1952 |
2h15’16” | Abebe Bikila | Éthiopie | Rome | 10 septembre 1960 |
2h12’11” | Abebe Bikila | Éthiopie | Tokyo | 21 octobre 1964 |
2h09’55” | Waldemar Cierpinski | République démocratique allemande | Montréal | 31 juillet 1976 |
2h09’21” | Carlos Lopes | Portugal | Los Angeles | 12 août 1984 |
2h06’32” | Samuel Wanjiru | Kenya | Pékin | 24 août 2008 |
2h06’26” | Tamirat Tola | Éthiopie | Paris | 10 août 2024 |
💡 Ce tableau ne prend pas en compte les chronos effectués lors des marathons olympiques de distances inférieures ou supérieures à 42,195 kilomètres. Les voici : Athènes 1896 (40 kilomètres), Paris 1900 (40,260 kilomètres), Saint-Louis 1904 (40 kilomètres), Stockholm 1912 (40,200 kilomètres), et Anvers 1920 (42,750 kilomètres).
Record olympique, record du monde et records continentaux du marathon
Record olympique, record du monde et records continentaux de marathon
| Type de record | Temps | Athlète | Pays d’origine de l'athlète | Lieu | Date |
|---|---|---|---|---|---|
Record olympique | 2h06’26” | Tamirat Tola | Éthiopie | Paris | 10 août 2024 |
Record du monde | 1h59’30” | Sabastian Sawe | Kenya | Londres | 26 avril 2026 |
Record d'Afrique | 1h59’30” | Sabastian Sawe | Kenya | Londres | 26 avril 2026 |
Record d’Europe | 2h03’36” | Bashir Abdi | Belgique | Rotterdam | 24 octobre 2021 |
Record d’Asie | 2h04’43” | El Hassan el-Abbassi | Bahreïn | Valence | 2 décembre 2018 |
Record d’Amérique du Sud | 2h04’51” | Daniel do Nascimento | Brésil | Séoul | 17 avril 2022 |
Record d’Amérique du Nord | 2h04’43” | Conner Mantz | États-Unis | Chicago | 5 mars 2023 |
Record d’Océanie | 2h06’22” | Andrew Buchanan | Australie | Valence | 1er décembre 2024 |
Quel est le palmarès complet du marathon olympique chez les hommes ?
Le premier marathon olympique a lieu en 1896, à l’occasion des premiers Jeux olympiques, à Athènes. Depuis, 30 éditions ont été organisées (trois ont été annulées en raison des guerres mondiales, en 1916, 1940 et 1944), et les vainqueurs se sont succédé. On te propose un tour d’horizon des champions olympiques du marathon.
Les triples tentatives d’or olympique (Bikila, Cierpinski, Kipchoge)
L’Éthiopien Abebe Bikila a remporté le marathon des Jeux olympiques en 1960, à Rome, et à Tokyo, en 1964. Il est, à ce jour, le seul coureur à avoir remporté un marathon olympique pieds nus, et surtout, à établir deux records olympiques : 2h15’16” (pieds nus, à Rome, en 1960), puis 2h12’11” (à Tokyo, en 1964, avec des chaussures cette fois-ci !). Le coureur polonais Jerzy Cierpiński a, quant à lui, remporté les Jeux olympiques de Montréal, en 1976, et les Jeux olympiques de Moscou, en 1980. Enfin, Eliud Kipchoge est sacré champion olympique à Rio, en 2016, et à Tokyo, en 2020. Comme on te l’a expliqué plus tôt, sa tentative de triplé échoue lors des Jeux olympiques de Paris 2024.
💡 Si aucun de ces trois athlètes d’exception n’est parvenu à s’emparer d’un triplé olympique, c’est en partie parce que cela implique de rester au sommet pendant huit à douze ans (les JO ont lieu tous les quatre ans), chose extrêmement rare. Par ailleurs, les courses olympiques sont bien différentes des marathons standards : absence de lièvres, courses tactiques et météo parfois difficile ajoutent de la complexité à ces épreuves.

Les différents vainqueurs du marathon olympique depuis 1896
Tableau complet des vainqueurs du marathon olympique depuis 1896
| Année | Athlète | Pays d’origine | Chrono |
|---|---|---|---|
1896 | Spyrídon Loúis | Grèce | 2h58’50” |
1900 | Michel Théato | Luxembourg (il concourait pour la France) | 2h59'45” |
1904 | Thomas Hicks | États-Unis | 3h28'53” |
1908 | Johnny Hayes | États-Unis | 2h55'18” |
1912 | Ken McArthur | Afrique du Sud | 2h36'54” |
1920 | Hannes Kolehmainen | Finlande | 2h32'35” |
1924 | Albin Stenroos | Finlande | 2h41'22” |
1928 | Boughéra El Ouafi | France | 2h32'57” |
1932 | Juan Carlos Zabala | Argentine | 2h31'36” |
1936 | Son Kitei | Japon | 2h29'19” |
1948 | Delfo Cabrera | Argentine | 2h34'51” |
1952 | Emil Zátopek | République tchèque | 2h23'03” |
1956 | Alain Mimoun | France | 2h25'00” |
1960 | Abebe Bikila | Éthiopie | 2h15'16” |
1964 | Abebe Bikila | Éthiopie | 2h12'11” |
1968 | Mamo Wolde | Éthiopie | 2h20'26” |
1972 | Frank Shorter | États-Unis | 2h12'19” |
1976 | Waldemar Cierpinski | République démocratique allemande | 2h09'55” |
1980 | Waldemar Cierpinski | République démocratique allemande | 2h11'03” |
1984 | Carlos Lopes | Portugal | 2h09'21” |
1988 | Gelindo Bordin | Italie | 2h10'32” |
1992 | Hwang Young-cho | Corée du Sud | 2h13'23” |
1996 | Josia Thugwane | Afrique du Sud | 2h12'36” |
2000 | Gezahegne Abera | Éthiopie | 2h10'11” |
2004 | Stefano Baldini | Italie | 2h10'55” |
2008 | Samuel Wanjiru | Kenya | 2h06'32” |
2012 | Stephen Kiprotich | Ouganda | 2h08'01” |
2016 | Eliud Kipchoge | Kenya | 2h08'44” |
2020 | Eliud Kipchoge | Kenya | 2h08'38” |
2024 | Tamirat Tola | Éthiopie | 2h06'26” |
Le poids de l'Afrique de l'Est sur marathon
La domination des athlètes kényan(ne)s et éthiopien(ne)s sur marathon s’explique en partie par une morphologie permettant d’optimiser l’économie de course (jambes longues, faible masse corporelle), d’excellentes capacités aérobies, une adaptation à l’effort prolongé dès le plus jeune âge (se rendre à l’école en courant ou en marchant), un entraînement se tenant majoritairement en altitude (notamment dans la Vallée du Rift), mais aussi par une forte motivation économique, puisque les primes sur marathons et les sponsors attirent de nombreux talents désireux d’améliorer leurs conditions de vie ainsi que celles de leur famille.
Combien y a-t-il de Français vainqueurs du marathon olympique ?
Même si la domination actuelle sur marathon est largement entre les mains de l’Afrique de l’Est, la France possède, elle aussi, un héritage sur cette distance mythique avec trois champions olympiques.
Michel Théato (JO de Paris, 1900)
Le premier vainqueur français sur le marathon olympique se nomme Michel Théato. Fun fact : il est né au Luxembourg mais représente la France lors de ces Jeux olympiques de Paris.
Les conditions de course étaient particulières : le départ est donné à 14 heures 36, sous 35° 🥵, le parcours mesure 40,260 kilomètres (ce n’est qu’en 1908, lors des JO de Londres, que le marathon comporte pour la première fois les 42,195 kilomètres que nous lui connaissons aujourd’hui). Côté concurrence, quatorze athlètes de quatre nations différentes sont au départ (France, Suède, États-Unis et Grande-Bretagne). Seulement six checkpoints sont disposés au long du parcours, et Michel Théato s’empare de la tête à la mi-course. Sa victoire en 2 heures 59 minutes et 45 secondes est contestée par plusieurs concurrents qui l'accusent d’avoir emprunté des raccourcis. Une enquête dévoile qu’ayant travaillé pour une boulangerie, il connaissait fort bien Paris, mais faute de preuves de tricherie, il est toujours le vainqueur officiel de l’épreuve. Autre fait surprenant, le marathon n'apparaissant pas sur le programme des JO, Michel Théato a dû attendre 1912 pour enfiler sa médaille d’or !
Boughéra El Ouafi (JO d’Amsterdam, 1928)
Boughéra El Ouafi est le premier Maghrébin champion olympique. Né en Algérie française, où il est berger, il arrive en métropole en 1918 durant la Première Guerre mondiale. Il fait alors partie des tirailleurs algériens. À la fin des combats, l'armée remarque son potentiel athlétique et l’incite à débuter la course à pied. Il devient ouvrier chez Renault tout en poursuivant la course à pied, jusqu’aux Jeux olympiques de Paris, en 1924, où il termine septième. En 1928, aux Jeux olympiques d’Amsterdam, Boughéra El Ouafi ne figure pas parmi les favoris. Il déjoue les pronostics en plaçant une attaque au 36e kilomètre qui lui permet de remporter l’épreuve. Cette victoire va littéralement changer sa vie : il part aux Etats-Unis pour courir en compétition… et dans des cirques, contre des animaux. Lorsqu’il souhaite participer aux Jeux de Los Angeles, en 1932, le mouvement olympique le lui refuse car il a gagné de l'argent grâce à la course à pied. Comble de l’hypocrisie, Boughéra El Ouafi se voit renier par les instances qui le célébraient, quelques années plus tôt. L’athlète redevient ouvrier et tombe dans l’oubli… avant qu’un certain Alain Mimoun n’utilise sa propre notoriété pour faire briller son compatriote.
Alain Mimoun (JO de Melbourne, 1956)
Né en Algérie, Alain Mimoun obtient brillamment son certificat d’études, mais se voit injustement refuser une bourse, réservée en priorité aux enfants de colons. Indigné, il choisit de partir en métropole pour être pleinement reconnu comme citoyen français. En 1939, à 18 ans, il s’engage dans l’armée et est envoyé sur le front belge. Après la défaite de 1940, il découvre progressivement le sport, avant de se tourner vers la course à pied. Il est repéré par un président de club dans un stade de Bourg-en-Bresse. Il est grièvement blessé au pied par un éclat d’obus lors de la bataille du mont Cassin, en 1944, et échappe de peu à l’amputation.
Démobilisé en 1946, il débute une carrière sportive en club, à Paris. Il s’impose ensuite comme l’un des meilleurs coureurs français, avec 32 titres de champion de France (5 000 mètres, 10 000 mètres, cross-country) et 86 sélections en équipe de France !
Son plus grand exploit survient lors des Jeux olympiques de Melbourne, en 1956 : à 35 ans, pour son tout premier marathon, il remporte l’or dans des conditions extrêmes, le jour même de la naissance de sa fille. Déjà plusieurs fois médaillé d’argent derrière Emil Zatopek, il atteint enfin le sommet olympique. Alain Mimoun est, à ce jour, le dernier français médaillé d’or sur le marathon olympique.

À quoi ressemble un parcours de marathon olympique ?
Contrairement aux marathons qui ont lieu chaque année (notamment les Majors), calibrés pour la performance et pour battre des records, le marathon olympique doit répondre à des contraintes de lieu ; on pense notamment à celui des Jeux de Mexico, en 1968, disputé à plus de 2 200 mètres d’altitude, et remporté par l'Éthiopien Mamo Wolde, en 2 heures 20 minutes et 26 secondes. Par ailleurs, la difficulté et le suspense sont les ingrédients clés d'un marathon olympique. Cela donne ainsi des parcours exigeants, rarement propices aux records, mais qui voient toujours éclore des performances stratosphériques. 🚀
Le parcours des Jeux olympiques de Paris 2024
Le marathon des Jeux olympiques de Paris 2024 reliait l'Hôtel de Ville de Paris au Château de Versailles, avec une arrivée aux Invalides, et comportait 436 mètres de dénivelé positif… Il était donc loin d’être roulant ! Par ailleurs, parmi la succession de montées exigeantes, on trouve la Côte du Pavé des Gardes, située au 29e kilomètre du parcours. Cette dernière, longue d’environ 600 mètres, a mis les organismes à rude épreuve avec ses 10,7 % de moyenne, et certains passages dépassant les 14 %. C'est dans cette côte que Tamirat Tola a choisi de placer son attaque décisive qui lui a permis de remporter la médaille d'or olympique.
Le futur parcours des Jeux olympiques de Los Angeles 2028
Le départ du marathon des Jeux olympiques de Los Angeles 2028 sera donné sur la célèbre Venice Beach et traversera les quartiers emblématiques de LA. Le tracé complet n’a pas encore été dévoilé, mais les marathonien(ne)s devraient se rendre dans le centre-ville (Downtown LA) et arriver au mythique Los Angeles Memorial Coliseum. Ce parcours s’annonce plus roulant que celui de Paris 2024, mais aussi davantage exposé aux éléments (vent et chaleur californienne).
Pourquoi les parcours des marathons des JO sont-ils plus durs que ceux des majors ?
Les marathons de Berlin et de Chicago sont plats et pensés pour optimiser des chronos, tandis qu’un marathon olympique n'est pas fait pour battre des records. Par ailleurs, l’absence de lièvres, l'adaptation au lieu dans lequel se déroulent les JO (terrain vallonné ou technique, altitude, météo extrême, et cætera) sont autant de paramètres qui influencent directement les performances des athlètes. Le marathon olympique sert à désigner un champion, pas à battre un record du monde.
On espère que cet article sur l’histoire du marathon olympique et les hommes qui l’ont écrite t’a plu. Si tu souhaites découvrir les femmes qui ont marqué cette distance aux JO, presque 100 ans après les hommes, nous t’invitons à consulter cet article.

Manon
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