"Courir moins pour courir mieux" : qu'est-ce que cela signifie ?

Lou
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Sommaire
La course à pied : une question de régularité ?
🐣 Pourquoi est-il essentiel d’installer une pratique régulière en tant que débutant(e) ?
🎯 Et après : quels volumes pour quels objectifs ?
Moins courir permet-il de mieux courir ?
🌬️Moins courir = retrouver de la fraîcheur pour mieux courir ?
🔑 Quelles sont les astuces pour mieux courir ?
🫁 En bref, il est conseillé de courir combien de fois par semaine ?
Courir moins pour courir mieux : quels bénéfices à être multisport ?
🏋️♂️ Remplacer une sortie par du renforcement musculaire : quels bienfaits ?
😤 Remplacer une sortie par une séance d’un autre sport : quels avantages ?

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"Courir moins pour courir mieux "signifie avant tout optimiser la progressivité de sa pratique, la qualité de ses séances et soigner sa récupération. Dans le monde du running, cela peut paraître contre-intuitif. Pourtant, cette expression reflète une réalité bien connue des entraîneur(se)s : l’efficacité d’un plan d’entraînement ne dépend pas uniquement du volume de kilomètres parcourus. Plus que de réduire l’entraînement, il s’agit de mieux le répartir pour favoriser la progression tout en limitant le risque de blessure. On t’explique comment bien interpréter cet adage.
La course à pied : une question de régularité ?
Si la progression en course à pied repose surtout sur la régularité, courir tous les jours n’est pas indispensable, ni forcément bénéfique. Le corps a besoin de temps pour s’adapter à l’entraînement : les muscles se renforcent, le système cardiovasculaire gagne en efficacité et la technique de course s’améliore progressivement. Ces adaptations se construisent sur la durée, grâce à une pratique régulière, mais surtout progressive.
🐣 Pourquoi est-il essentiel d’installer une pratique régulière en tant que débutant(e) ?
Pour les coureur(se)s débutant(e)s, l’objectif principal est évidemment d’installer une habitude. Deux à trois séances par semaine suffisent généralement pour développer l’endurance, améliorer la respiration à l’effort et construire les bases de la condition physique.
Cette fréquence permet aussi d’éviter une charge d’entraînement trop brutale. En augmentant progressivement le volume et l’intensité, le corps s’adapte sans stress excessif, ce qui limite les blessures liées à la répétition des impacts.

🎯 Et après : quels volumes pour quels objectifs ?
Avec l’expérience, les volumes d’entraînement peuvent augmenter. Un(e) coureur(se) préparant un 10 km ou un semi-marathon court souvent entre trois et quatre séances par semaine. Les préparations marathon ou trail peuvent monter à cinq, six, sept séances voire plus pour les plus expérimenté(e)s.
⚠️ Mais au-delà d’un certain volume, ajouter des kilomètres ne garantit plus forcément de progrès. Sans récupération suffisante, la fatigue s’accumule et la progression s’en ressent. Ainsi, et aussi frustrant que cela puisse être, l’augmentation de ton volume d’entraînement est conditionné à ta capacité de récupération et d’assimilation de la charge.
Moins courir permet-il de mieux courir ?
L’entraînement efficace repose rarement sur la surenchère. Une charge excessive peut nuire à la progression et augmenter le risque de blessure. Ce principe, pourtant simple, est bien souvent mis à mal dans le contexte actuel. En effet, beaucoup de coureur(se)s ressentent une pression implicite à toujours en faire davantage. Les profils Strava regorgent de sorties de plus en plus hallucinantes, les réseaux sociaux sont peuplés de captures d’écran de montres GPS affichant des volumes impressionnants. Pourtant, on est souvent loin des besoins réels de la plupart des pratiquant(e)s.
🌬️Moins courir = retrouver de la fraîcheur pour mieux courir ?
Réduire légèrement le volume d’entraînement peut permettre de retrouver de la fraîcheur physique et mentale. C’est d’ailleurs le principe des phases d’affûtage avant les compétitions ou encore des semaines d’assimilation prévues tout au long des plans d’entraînement Campus.
Lorsque les séances s’enchaînent sans récupération suffisante, la fatigue chronique s’installe : jambes lourdes, motivation en baisse, sensations de course moins fluides. À l’inverse, un plan d’entraînement équilibré laisse au corps le temps de récupérer et d’assimiler les efforts.
Cette récupération est essentielle pour progresser. C’est pendant les phases de repos que l’organisme consolide les qualités travaillées lors des séances.
🔑 Quelles sont les astuces pour mieux courir ?
Courir mieux ne dépend pas uniquement du volume de kilomètres. Plusieurs leviers peuvent améliorer la qualité de l’entraînement.
D’abord, varier les intensités. Alterner endurance fondamentale, séances au seuil, fartlek ou travail de VMA permet de solliciter différents systèmes énergétiques et d’éviter un entraînement monotone.
Ensuite, travailler la technique de course. La posture, la cadence ou la qualité de la foulée peuvent influencer la performance et l’économie de course.
Enfin, intégrer des semaines allégées dites de “décharge”. Réduire temporairement le volume d’entraînement favorise la récupération et prépare le corps à de nouvelles phases de progression.
🫁 En bref, il est conseillé de courir combien de fois par semaine ?
La fréquence idéale dépend du niveau et des objectifs, mais quelques repères simples peuvent guider les coureur(se)s :
Débutant(e) : 2 à 3 séances par semaine ;
Niveau intermédiaire : 3 à 5 séances ;
Préparation marathon ou trail, niveau avancé : 4 séances et plus selon le plan d’entraînement.
Au-delà, l’intérêt dépend fortement du niveau et du volume total. Pour la majorité des coureur(se)s amateur(ice)s, trois ou quatre séances bien structurées suffisent largement pour progresser.
Courir moins pour courir mieux : quels bénéfices à être multisport ?
Courir moins peut aussi signifier diversifier son entraînement. L’entraînement croisé, ou cross-training, consiste à compléter la course à pied par d’autres activités physiques. Cette approche permet de développer des qualités complémentaires tout en limitant la charge d’impact sur les articulations.
🏋️♂️ Remplacer une sortie par du renforcement musculaire : quels bienfaits ?
Le renforcement musculaire joue un rôle clé dans la prévention des blessures et l’efficacité de la foulée.
Des exercices simples comme le gainage, la chaise contre un mur, les squats dans la PPG (préparation physique générale) renforcent la sangle abdominale et les muscles stabilisateurs. Un tronc solide améliore la posture, la stabilité et la transmission des forces pendant la course.
Ces séances contribuent aussi à réduire certaines faiblesses musculaires responsables de douleurs fréquentes chez les coureur(se)s, comme les tendinites diverses ou encore les douleurs de genou.
👉 Bonne nouvelle : chez Campus, on intègre une séance de renforcement musculaire dans ton plan d’entraînement.
😤 Remplacer une sortie par une séance d’un autre sport : quels avantages ?
L’entraînement croisé peut également prendre la forme d’autres disciplines d’endurance : vélo, natation, ski de fond ou encore rameur. Ces activités sollicitent le système cardiovasculaire tout en réduisant les impacts liés à la course. Elles permettent donc de travailler l’endurance et la récupération active sans surcharger les articulations.
Pour les coureur(se)s qui préparent un trail long ou un marathon, cette diversification peut améliorer l’endurance globale tout en maintenant la motivation. Pour le mental, changer de discipline casse la routine et rend l’entraînement moins monotone.
⚠️ Attention : si l’entraînement croisé peut présenter quelques avantages, tu dois garder en tête que pour progresser en course à pied, tu dois courir. Dès lors, on te conseille de toujours privilégier les séances de course lorsque tu prépares un objectif. Si tu souhaites vraiment pratiquer une autre discipline, ajoute un entraînement (si tu le peux) ou remplace un footing.
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Courir moins pour courir mieux n’est pas synonyme de s’entraîner moins sérieusement. Au contraire, il s’agit de privilégier la qualité des séances, la récupération et la progressivité. Pour la majorité des coureur(se)s, quelques séances bien structurées, complétées par du renforcement musculaire, suffisent à progresser durablement. En running comme ailleurs, l’équilibre reste la meilleure stratégie.

Lou
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