Marche rapide vs course : quelles différences ?

Lou
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Sommaire
Que peut-on dire de la marche rapide et de la course ?
📚 Qu’est-ce que la marche rapide vs la course ?
🚶 Quelle vitesse pour de la marche rapide ?
🔥 Est-ce que la marche rapide est aussi efficace que la course ?
⚖️ Est-ce que 30 minutes de marche rapide par jour font maigrir ?
À qui l’une ou l’autre de ces pratiques est-elle indiquée ?
🚶♀️➡️ Les indications de la marche rapide
🏃 Les profils auxquels la course à pied peut convenir
Le trail : un sport en pleine nature qui réconcilie marche et course
🏔️ Pourquoi faut-il savoir marcher rapidement et courir en trail ?
🥇 Les meilleurs traileur(se)s sont-ils des marcheurs ou des coureurs ?

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Longtemps opposées, la marche rapide et la course à pied sont aujourd’hui de plus en plus comparées, combinées… voire réconciliées. L’une serait douce et accessible, l’autre plus intense et exigeante. En réalité, tout dépend du rythme, du geste, du terrain et de l’objectif recherché. On fait le point, sans raccourci ni idée reçue.
Que peut-on dire de la marche rapide et de la course ?
Ces deux pratiques appartiennent pleinement au champ de l’activité physique et du sport santé, mais elles reposent sur des mécaniques corporelles différentes. Vitesse, contact avec le sol, engagement musculaire et dépense énergétique ne s’expriment pas de la même façon… même si les frontières sont parfois plus floues qu’on ne l’imagine.
📚 Qu’est-ce que la marche rapide vs la course ?
La différence fondamentale entre marcher et courir ne se situe pas uniquement dans la vitesse. Elle repose avant tout sur le contact avec le sol.
En marche, au moins un pied est toujours en contact avec le sol
En course, il existe une phase de suspension, aussi brève soit-elle, où les deux pieds quittent le sol.
C’est ce critère biomécanique, et non le chrono, qui distingue officiellement les deux pratiques. On peut donc marcher très vite sans courir… et courir très lentement tout en conservant une phase aérienne.
En termes de distances, il n’existe pas de seuil strict. À partir du moment où l’effort est structuré, volontaire et répété, marche rapide comme course deviennent de véritables pratiques sportives, y compris sur des formats courts.
Sur le plan institutionnel, la différence est claire :
La marche athlétique est une discipline olympique depuis le début du XXème siècle
La course à pied est au cœur des Jeux olympiques modernes depuis leur création.

🚶 Quelle vitesse pour de la marche rapide ?
On parle généralement de marche rapide à partir de 6 à 8 km/h, parfois plus chez les pratiquant(e)s entraîné(e)s. À cette allure, le geste change : la foulée s’allonge, les bras participent activement à l’effort, le gainage devient indispensable et le souffle s’accélère nettement.
À partir de 7–8 km/h, beaucoup de personnes ressentent une zone “charnière” où marcher devient plus coûteux que trottiner. C’est souvent là que s’opère naturellement la transition vers la course… sans que ce soit une obligation.
🔥 Est-ce que la marche rapide est aussi efficace que la course ?
Tout dépend de ce que l’on appelle “efficace”.
En termes de musculature, la marche rapide sollicite fortement les fessiers, les quadriceps et les mollets, avec un impact articulaire limité. La course engage davantage la chaîne postérieure, les muscles stabilisateurs et les structures élastiques (tendons, fascias).
Côté endurance, la course développe plus rapidement le système cardio-respiratoire, mais la marche rapide permet de soutenir un effort plus long, plus fréquent, avec une récupération facilitée.
Enfin, du point de vue du métabolisme, à temps égal, la course dépense davantage de calories. À effort perçu équivalent, la différence se réduit fortement. Une marche rapide soutenue peut devenir très exigeante, surtout sur terrain vallonné ou avec du dénivelé.
⚖️ Est-ce que 30 minutes de marche rapide par jour font maigrir ?
La marche rapide contribue clairement à la dépense énergétique et à l’amélioration du métabolisme, surtout lorsqu’elle est pratiquée régulièrement. Mais comme pour la course, la perte de poids dépend surtout de la régularité, de l’intensité réelle et du contexte global (alimentation, sommeil, stress, etc.). Chez certaines personnes, marcher “vite” tous les jours sera plus durable, et donc plus efficace, que de courir occasionnellement.
À qui l’une ou l’autre de ces pratiques est-elle indiquée ?
Marche rapide et course ne s’adressent pas aux mêmes profils au même moment. On te dresse les portraits-types.
🚶♀️➡️ Les indications de la marche rapide
La marche rapide est particulièrement adaptée :
aux personnes débutantes ou en reprise d’activité physique
en cas de surcharge pondérale
lors de périodes de fatigue ou de stress
pour préserver les articulations
en complément d’un sport plus intense.
Elle constitue aussi une excellente porte d’entrée vers des formats hybrides comme le run-walk ou l’alternance marche-course.
🏃 Les profils auxquels la course à pied peut convenir
La course peut être indiquée si :
l’on recherche un stimulus cardio plus intense
l’on apprécie les sensations de vitesse et de rebond
l’on vise un objectif de compétition
le corps tolère bien les impacts
une base musculaire et technique est déjà installée
Elle n’est pas “meilleure” que la marche rapide : elle est simplement plus exigeante.
Le trail : un sport en pleine nature qui réconcilie marche et course
En trail, la frontière entre marche et course disparaît presque complètement. Le terrain, le dénivelé et la durée imposent un ajustement permanent de l’allure.
🏔️ Pourquoi faut-il savoir marcher rapidement et courir en trail ?
Marcher vite en montée permet d’économiser de l’énergie en limitant l’explosion du cardio et la fatigue musculaire précoce. Courir sur le plat ou en descente optimise la progression lorsque le terrain s’y prête. Les traileur(se)s efficaces savent ainsi alterner marche et course sans ego ni précipitation, en choisissant l’allure la plus rentable à chaque instant. Cette capacité d’adaptation est essentielle sur les parcours longs ou techniques, où la gestion de l’effort prime largement sur la vitesse pure.
🥇 Les meilleurs traileur(se)s sont-ils des marcheurs ou des coureurs ?
Les deux ! Les athlètes les plus performant(e)s maîtrisent la transition, le rythme et l’effort juste, sans jamais subir le terrain. En trail, savoir marcher est une compétence à part entière, aussi stratégique que courir, notamment dans les sections raides ou très longues. Des traileur(se)s de haut niveau comme Mathieu Blanchard, notre coach trail chez Campus illustrent parfaitement cette approche : capable d’accélérer fort sur les portions roulantes, il n’hésite pas à marcher rapidement en montée pour préserver son énergie et rester lucide sur la durée. Une intelligence de course qui rappelle que, sur sentier, la performance se joue autant dans la gestion que dans la vitesse.

Marche rapide et course ne s’opposent définitivement pas : elles se complètent. L’une privilégie la continuité et l’accessibilité, l’autre l’intensité et la performance. Le bon choix n’est pas universel : il dépend de ton corps, de ton environnement et de ton objectif. Et parfois, la meilleure option reste simplement d’alterner.

Lou
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